Origines - FRANCE ET INDE - HISTOIRE DE RACINES...BIEN TRISTE, MAIS AVEC UNE POINTE D'HUMOUR 😢

HISTOIRE DE RACINES...BIEN TRISTE, MAIS AVEC UNE POINTE D'HUMOUR 😢

Bienvenue sur le blog "Des mots et des mots" ! Le concept est simple : s'amuser avec la langue française. Aujourd'hui, le défi est d'écrire une histoire en intégrant obligatoirement les 10 mots ci-dessous. Voici ma version... Et si le cœur vous en dit, tentez le défi dans les commentaires !


Mots imposés : Madrier – Pilori – Sati – Plage – Étriller – Diantrement – Enclin – Strier – Résignation – Vénitien – Englué – Phocéens

Zélia était une très jolie jeune femme au teint bronzé, et aux longs cheveux très noirs. Née à Marseille, elle n’avait jamais quitté sa ville natale qu’elle aimait tant. Elle avait la chance d’avoir des parents toujours affectueux. Mais derrière cette affection, se cachait il quelque chose ?

Zélia rencontra un jeune homme d’origine indienne et ce fût un coup de foudre. Six mois plus tard, ils se mariaient. Un jour où ils étaient sur la plage phocéenne à profiter d’un magnifique mois d’octobre, une petite fille passait devant eux avec sa maman. La petite dit à sa maman : « regarde maman les étrangers. La maman lui dit que ce n’est pas parce que les gens sont d’origine indienne qu’ils ne sont pas Français pour autant… ». Ce fût une révélation pour Zélia, elle ressemblait à une Indienne !! Son père très bronzé de peau lui avait toujours dit qu’elle ressemblait à son arrière grand-mère. C’est donc après son mariage qu’elle commença à se poser de sérieuses questions sur ses origines.

Elle tenta de laisser derrière elle ses questions existentielles, et partit en voyage de noce à Venise avec son époux. Bien qu’enclin à aider Zélia, ce dernier ne comprenait pas la mélancolie de son épouse. Il lui fit la surprise d’une escapade en amoureux sur une barque vénitienne, toute striée bleu et or, mais la journée se termina très mal, puisque la gondole s’englua dans des algues à distance du lieu de débarquement. Des passants les aidèrent en envoyant un bateau à leur secours. Rien ne se passait comme elle l’avait imaginé. Zélia était résignée et le reste du voyage se passa sans difficulté, et elle essaya de mettre sa tristesse de côté.

Mais, de retour dans la cité phocéenne, ses questions lui revinrent d’un seul coup, à l’approche de la maison de ses parents. Elle décida d’interroger ses parents sur ses origines, quitte à les mettre au pilori de ses questions si la vérité tardait à venir.

C’est devant le magnifique service à thé que Zélia commença ce qu’on peut appeler un interrogatoire. Ses parents en furent mués de stupéfaction. Aucun mot ne sortait tant leur surprise était intense. C’est alors qu’elle fût prise d’une colère intense et s’exclama : « Pourquoi est si diantrement difficile d’avoir accès à la vérité ? ». Elle continua à les invectiver avec méchanceté. Sa profonde tristesse se mua en une haine profonde et elle les étrilla au point que ses parents se mirent à pleurer.

Ses parents durent lui expliquer que n’arrivant pas à avoir un enfant, ils sont allés en Inde il y a 26 ans de cela. Et là ils firent l’irréparables, ils kidnappèrent un bébé dans un petit village indien alors que la maman était partie chercher de l’eau à la rivière non loin de là.

Zélia en fût tellement choquée qu’elle s’enfuit jusqu’au club équestre où se trouvait son cheval. Elle s’en allât au galop en pleurant toutes les larmes de son corps. En revenant au club, elle n’avait plus d’énergie, mais en elle la colère sourdait. Elle prit l’étrille pour brosser son cheval avec force pour apaiser son tourment.

De retour à son domicile avec son mari ils décidèrent de partir en Inde dès le lendemain.

Arrivés en Inde, après un petit pèlerinage sur les bords du gange, ils se retrouvèrent dans le village où elle avait été kidnappée 26 ans plus tôt. Les villageois se souvenaient bien de cet horrible évènement, et beaucoup se mirent à pleurer en voyant la petite Zélia devenue une magnifique jeune femme.

Une femme très âgée s’avança vers elle, c’était sa grand-mère ! Elles pleurèrent longuement dans les bras l’une de l’autre.

Zélia s’enquit de sa mère, cherchant à savoir où elle se trouvait. Malheureusement l’histoire était gravée dans la mémoire du village, mais aussi de ceux des alentours. Lorsque le bébé fût enlevé, le père de Zélia s’était suicidé. Sa mère, anéantie par la douleur, voulut dresser le bucher funéraire de son mari. Elle prit un madrier pour en assurer la solidité, et y disposa de nombreux branchages. La dépouille de son mari, entourée de fleurs, y fût déposé.

Après avoir mis le feu au bucher, la maman de Zélia, saisie par la folie et le désespoir s’est jetée dans le feu. Dans sa famille, le sati, cette ancienne coutume indienne, où la veuve se sacrifie sur le bûcher de son époux, avait longtemps été pratiqué. Sa souffrance et sa tristesse étaient telle qu’elle ne voyait pas d’autres solutions.

Zélia et son mari décidèrent de rester quelques temps dans le village afin de découvrir les racines indiennes de la jeune femme et de faire le deuil des parents qu’elle n’avait jamais connus.

Eileen Lépitot



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