Retrouvailles dans le Kent - ANGLETERRE - HISTOIRE ROMANTIQUE 💖

 

HISTOIRE ROMANTIQUE 💖


Retrouvailles dans le Kent

Bienvenue sur le blog "Des mots et des mots" ! Le concept est simple : s'amuser avec la langue française. Aujourd'hui, le dĂ©fi est d'Ă©crire une histoire en intĂ©grant obligatoirement les 10 mots ci-dessous. Voici ma version... Et si le cƓur vous en dit, tentez le dĂ©fi dans les commentaires.

Mots imposĂ©s : Pendule, Citron, Bavard, Tiroir, Frissonner, PĂ©tale, Souterrain, Pianoter, Cuivre, Éclipse.


Il m’a donnĂ© rendez-vous un soir d’Ă©clipse lunaire. Ce soir-lĂ , j’ai mis mon gros pull Ă  col roulĂ© car il fait encore frais la nuit en ce mois de mai. Il est 23h. Je commence Ă  frissonner, de froid ou d’apprĂ©hension, Ă  l'idĂ©e de le revoir aprĂšs trois ans d’absence.

J’arrive devant le souterrain. Luc est dĂ©jĂ  lĂ , dans son blouson de cuir bleu foncĂ©, le casque Ă  la main, comme avant.
Nous avions 17 ans Ă  l’Ă©poque. Il me sourit, me prend dans ses bras et me fait un bisou sur la joue. Un peu déçue…

Nous nous dirigeons par habitude vers sa moto. Je monte derriĂšre lui et il dĂ©marre. Quelle joie d’ĂȘtre lĂ , que de souvenirs me reviennent alors que mes cheveux volent au vent.
On se retrouve devant l’ancienne serre abandonnĂ©e. La nature rĂ©siste au temps et des plantes diverses ont pris possession des lieux.

Je vois quelques pĂ©tales sur l’allĂ©e centrale, de jolis pĂ©tales de rose. Le lieu est incroyable. On dirait une serre tropicale, alors que nous sommes dans le Kent.
Dans le fond de la serre se trouve un vieux piano. Luc s'assoit pour pianoter quelques notes qui sortent difficilement. Il n’est pas bavard, je ne comprends pas, il a changĂ©. La pendule toujours accrochĂ©e au mur ne fonctionne plus depuis longtemps, certainement. Le temps s’allonge et je commence Ă  m’impatienter.

Luc m’invite Ă  le suivre dans la maison accolĂ©e Ă  la serre. Il retrouve la clĂ© rouillĂ©e toujours cachĂ©e au mĂȘme endroit.
Il ouvre la porte, et je retrouve cette odeur de vieux. L’armoire couleur citron est toujours dans l’entrĂ©e. Les serrures de cuivre sont intactes. Que de souvenirs. Luc ouvre un des tiroirs, celui-lĂ  mĂȘme dans lequel nous avions cachĂ© nos lettres d’amour de l’Ă©poque. Elles sont lĂ , toujours prĂ©sentes.

Luc se tourne vers moi, ses lĂšvres tremblent un peu.
« Je suis revenu pour nous », me dit-il.
Il m’embrasse tendrement. Notre histoire ne fait que commencer.

Eileen Lépitot

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